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dt.-frz. Dialogpredigt über Gal 2,16-21 (Pfr. Dr. J. Kaiser und Pasteure M. Matthey) vom 12.08.2018

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Weil wir aber wissen, dass ein Mensch nicht dadurch gerecht wird, dass er tut, was im Gesetz geschrieben steht, sondern durch den Glauben an Jesus Christus, sind auch wir zum Glauben an Christus Jesus gekommen, damit wir aus dem Glauben an Christus gerecht würden und nicht dadurch, dass wir tun, was im Gesetz geschrieben steht; denn durch das Tun dessen, was im Gesetz geschrieben steht, wird kein Mensch gerecht werden.

Wenn wir jedoch im Bestreben, durch Christus gerecht zu werden, nun selbst als Sünder dastehen, ist dann Christus ein Diener der Sünde? Gewiss nicht! Schuldig mache ich mich dann, wenn ich wieder aufrichte, was ich abgerissen habe. Denn dadurch, dass ich den Weg des Gesetzes zu Ende gegangen bin, bin ich für das Gesetz tot. So kann ich fortan für Gott leben. Ich bin mitgekreuzigt mit Christus: Nicht mehr ich lebe, sondern Christus lebt in mir; sofern ich jetzt noch im Fleisch lebe, lebe ich im Glauben an den Sohn Gottes, der mich geliebt und sich für mich hingegeben hat.

Ich will die Gnade Gottes nicht außer Kraft setzen. Denn wenn die Gerechtigkeit durch das Gesetz kommt, dann ist Christus umsonst gestorben.

 

Nous savons cependant que l’homme n’est pas justifié par les œuvres de la loi, mais seulement par la foi de Jésus Christ ; nous avons cru, nous aussi, en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi du Christ et non par les œuvres de la loi, parce que, par les œuvres de la loi, personne ne sera justifié.

Mais si, en cherchant à être justifiés en Christ, nous avons été trouvés pécheurs nous aussi, Christ serait-il ministre du péché ? Certes non. En effet, si je rebâtis ce que j’ai détruit, c’est moi qui me constitue transgresseur. Car moi, c’est par la loi que je suis mort à la loi afin de vivre pour Dieu. Avec le Christ, je suis un crucifié ; je vis, mais ce n’est plus moi, c’est Christ qui vit en moi. Car ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi. Je ne rends pas inutile la grâce de Dieu ; car si, par la loi, on atteint la justice, c’est donc pour rien que Christ est mort.

 

Liebe Martine,

du wolltest heute über die Rechtfertigung allein aus Glauben predigen. Mitten in diesem heißen Sommer. Ich könnte den ganzen Tag in meinem Garten unter einem Apfelbaum im Schatten sitzen und über nichts nachdenken. Und du willst, dass ich unter meinem Apfelbaum über die Rechtfertigung des Sünders allein aus Glauben nachdenke. Ich war einverstanden, mir darüber den Kopf zu zerbrechen, weil der Bibeltext, der für heute vorgeschlagen ist, mich auch zwingt, darüber nachzudenken. Wir haben die Gedanken des Apostels Paulus - von wem sonst sollten solche Gedanken sein? – eben gehört. Aber zuvor, Martine, musst du mir erklären, warum du heute unbedingt über so ein kompliziertes Paulus-Ding, das Gesetz und den Glauben und den Gegensatz zwischen diesen beiden, predigen willst – mitten in diesem heißen Sommer.

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Cher Jürgen, tu prends du bon temps sous ton pommier dans ton jardin, alors qu’en tant que pasteur, ton devoir ne serait-il pas de visiter tes paroissiens et paroissiennes, d’écrire les articles pour la HUKI, et d’organiser déjà le culte de Pâques 2019 ? Tout au long de mes fréquents voyages entre la Suisse et Berlin, j’a le temps de réfléchir et d’écouter les nouvelles à la radio. Et qu’est-ce que j’entends ? La misère de tous les migrants et migrantes qui se noient aux portes de l’Europe ou qui sont expulsés. Et qu’est-ce que je fais pour changer la situation ? Rien. Entre ce que je devrais faire  et ce que je fais, il y a comme un fossé. Confrontée aux réalités de la vie quotidienne, je suis dans l’incapacité d’obéir à la loi qui me commande d’aimer mon prochain comme moi-même et d’aimer Dieu de tout mon cœur, de toute mon âme, de tout mon Esprit et de toute ma force.

Si le Christ vit en moi, comme l’écrit l’apôtre Paul, ne devrais-je pas faire tout le temps tout juste ?

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Du brauchst mir gar kein schlechtes Gewissen zu machen, Martine, das habe ich schon von ganz allein. Du brauchst mir nicht zu sagen, dass ich als Pfarrer nicht unter meinem Apfelbaum sitzen sollte, sondern mich um die Gemeinde und die Predigt kümmern muss; „muss nur noch kurz die Welt retten … noch 148 Mails checken“, singt Tim Bendzko. Er singt mir aus dem Herzen.

Da ist immer ein schlechtes Gewissen. Da sind immer die Rufe zur Pflicht, die Gesetze des Berufes, die Gesetze der Verantwortung, die Gesetze des Glaubens. Meinen Nächsten lieben von ganzem Herzen… das ist harte Arbeit! Da wäre noch einiges mehr zu tun!

Von diesem inneren Druck, immer noch mehr machen zu müssen, von diesem schlechten Gewissen, nie genug getan zu haben, sollte mich ja eigentlich der Glaube befreien. Die Botschaft der Rechtfertigung: Ich bin Gott nicht erst dann recht, wenn ich genug getan habe – also eigentlich nie, denn es ist nie genug – sondern ich bin ihm recht, weil ich an Christus glaube. Und wenn Christus in mir lebt, wie Paulus sagt, dann bin ich frei von allem Druck.

Aber ist das tatsächlich so? Müsste ich dann nicht erst recht zeigen, dass ich ein guter Christ bin? Wird Christus auch dann in mir bleiben, wenn ich unterm Apfelbaum döse? Das Schlimmste ist ja, wenn der Glaube wieder zum Gesetz wird. Wenn ich mir sage: Ich glaube und das muss ich zeigen! Christus lebt in mir, das muss man sehen! Die Theologen predigen gern, man müssen den Glauben bezeugen und meinen am Ende doch wieder nur das eine: Als Christen müsst ihr die Welt retten. Aber vorher müsst ihr euch noch ehrenamtlich um die Gemeinde kümmern und 148 Mails checken.

Liebe Martine, sag mir bitte etwas, das mir hilft, unter meinem Apfelbaum zu sitzen – ohne schlechtes Gewissen. Ein Evangelium!

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Je te propose de re-tourner au texte encore une fois. Même si, cher Jürgen, j’ai mauvaise conscience maintenant de t’obliger à te concentrer sur des mots alors que tu jouis de la vie sous ton pommier. Et pour vous aussi, qui nous écoutez, et qui vous laissiez bercer par la douce chaleur de l’été berlinois, j’ai mauvaise conscience de vous obliger à réfléchir !

Vous reconnaîtrez avec moi que ce ne sont pas n’importe quels mots et que vous êtes quand venu-e-s à l’église pour une rencontre avec l’Esprit Saint qui se révèle dans les textes bibliques !

Alors qu’est-ce que l’apôtre veut nous enseigner ? C’est tout simplement le pardon définitif de Dieu. Comment ? Tu me diras si tu es d’accord Jürgen.

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Ja, ja, je suis d’accord. Ohne Zweifel sagt uns Paulus immer wieder, dass Gott vergibt. Aber das war auch schon in Israel bekannt.

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Paul écrit : personne ne sera justifié, personne ne sera rendu juste ou encore personne ne sera sauvé, parce qu’il fait tout ce qui est en son pouvoir pour obéir à la loi. Et à quel moment avons-nous cette volonté d’obéir à la loi, comme l’alpiniste qui transpire et souffre pour arriver au sommet ?  Il y a un verbe qui exprime tout de la loi, c’est le verbe ? 

Je dois, tu dois, il doit, nous devons, vous devez, ils doivent faire. Müssen ; wir müssen machen. On doit faire, et on fera toujours imparfaitement, ou pas du tout, ou même le contraire de ce qu’on devrait faire.

Qui parmi nous est comme le Christ qui lui, a accompli les œuvres de la loi intégralement ?

La seule manière d’être sauvé-e, si nous souhaitons être sauvé-e-s, c’est de croire en Jésus. Croire en Jésus et mourir à l’orgueilleux désir d’être parfait à nos yeux et aux yeux des autres ; écouter Jésus, le laisser venir habiter en nous, lui ouvrir grand la porte du cœur. Et lâcher prise.

Alors Jürgen, tu vas me dire : mais je crois en Jésus de tout mon cœur, il vit en moi et pourtant je décide de rester sous mon pommier avec délice. Je te réponds : reste sous ton pommier avec délice. Qui sait si le Seigneur qui t’aime infiniment, n’est pas d’accord avec toi ? Si tu te juges ou si je te juge, toi et moi, reconstruisons le système de la justification par les œuvres de la loi, qui a été éliminé par la liberté que donne la foi en Christ.

L’apôtre Paul pose une question incroyable la question au verset 17 : si le Christ vit en moi et que je fais quelque chose de mal à mes yeux ou aux yeux des autres, est-ce que cela veut dire que Jésus devient une personne pècheresse comme moi ? Mais non, Jésus ne peut pas devenir pécheur ; lui, qui demeure en nous, ne change pas d’un iota, il ne peut qu’aimer et pardonner quoiqu’il arrive. Il est là en nous, ferme et stable. Il bataille avec nous, pour nous. C’est cela la justification par la foi en Jésus, car Dieu nous accepte, comme il nous créé-e-s. C’est ce que Paul appelle la grâce de Dieu.

Peut-être que si l’idée du péché commence à nous chatouiller la conscience, c’est que, au fond de nous-mêmes, nous nous sommes éloigné-e-s de Jésus et recherchons sa présence. Alors si c’est nécessaire, ou simplement bon pour nous,  et selon sa volonté, il n’est pas exclu qu’il nous envoie un mouvement de repentance afin que nous puissions nous « reconnecter»  à son pardon . Qu’en penses-tu ?

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Vielen Dank für deine Antwort. Ich soll also ganz beruhigt unter meinem Apfelbaum bleiben. Und du meinst, der Heiland verurteile mich deswegen nicht. Ehrlich gesagt, ich glaube auch, dass er das nicht tut. Das Problem ist ja, dass ich selbst es bin, der sich immerzu selbst kritisch beobachtet und verurteilt: „So geht das nicht, du kannst doch nicht hier rumliegen! Du musst doch was tun!“ Das sagt nicht Jesus zu mir, das sage ich mir selbst. Du hast recht, es ist dieses Wort „müssen“, das alles, was danach kommt, zum Gesetz macht. Deshalb sagen die Pfarrer und Pfarrerinnen auf der Kanzel auch nie: „Ihr müsst jetzt die Welt retten!“, sie sagen stattdessen: „Ihr dürft die Welt retten!“ oder „Gott hat euch dazu befreit, eure Dankbarkeit zu bezeugen, indem ihr jetzt die Welt retten dürft, oder so.“ Da fragt sich doch jeder normale Mensch, ob die noch alle Tassen im Schrank haben.

Also gut: Müssen muss ich gar nichts. Auch nicht die Welt retten. Wäre ohnehin ne Nummer zu groß für mich. Und trotzdem bin ich heute Morgen nach dem Frühstück unterm Apfelbaum aufgestanden und hierher gekommen. Und es hat sich gelohnt! Du hast mich beruhigt. Du sagst, es ist in Ordnung, wenn ich unter meinem Apfelbaum sitze, anstatt die Welt zu retten. Für Jesus ist es in Ordnung, für Gott ist es in Ordnung. Das sage ich mir ja auch hin und wieder. Aber wenn du es mir auch sagst, kann ich es noch eher glauben. Was andere einem sagen, glaubt man besser, als das, was man sich selbst einredet. Mal sehen, wie lang diese Beruhigung anhält.

Das Gesetz des Müssens, liebe Gemeinde, ist eine Krankheit des schlechten Gewissens. Man kann von dieser Krankheit leider nicht dauerhaft geheilt werden. Steckt der Virus einmal in einem drin, brechen die Symptome immer wieder aus. Aber es gibt ein Medikament, das die Symptome eindämmt, nur muss man dieses Medikament immer wieder einnehmen, am besten jeden Sonntag. Die Medizin heißt Glauben, der Wirkstoff ist Jesus Christus. Wenn der in mir ist, geht’s mit dem schlechten Gewissen. Dann krieg ich meine Ruhe unterm Apfelbaum.

Jetzt habe ich eine frische Dosis, werde nach dem Kaffee nach Hause gehen und mich unter den Apfelbaum legen und dösen und heute Abend mit Freunden in den Biergarten gehen. Und morgen werde ich mir Gedanken machen über meinen Kollegen Tilman Hachfeld, den wir am Freitag zu Grabe tragen. Ich höre jetzt schon Jesus in mir, wie er sagt: „Lass die Toten ihre Toten begraben. Du aber folge mir nach!“ (Mt 8,22) Und ich sag zu ihm: „Mach mir kein schlechtes Gewissen! Das kann ich nicht bringen. Ich muss da am Freitag hin und will es auch.“ Und er: „Dann tu, was du nicht lassen kannst. Und danach kommst du wieder in den Garten unter den Baum und wir sprechen ein wenig über den Himmel und die Ewigkeit.“ Und da blicke ich auf und siehe: Der Apfelbaum ist gar kein Apfelbaum. Es ist ein Feigenbaum.

Und Jesus sah einen Feigenbaum am Weg, ging auf ihn zu und fand an ihm nichts als Blätter. Und er sagt zu ihm: Nie mehr soll Frucht aus dir hervorgehen in Ewigkeit; und der Feigenbaum verdorrte auf der Stelle. Als die Jünger das sahen, staunten sie und sagten: Wie konnte der Feigenbaum so plötzlich verdorren? Jesus antwortete ihnen: Amen, ich sage euch, wenn ihr Glauben habt und nicht zweifelt, so werdet ihr nicht nur tun, was ich mit dem Feigenbaum getan habe, sondern ihr könnt sogar zu diesem Berg sagen: Hebe dich hinweg und wirf dich ins Meer, und es wird geschehen. Und alles, worum ihr bittet im Gebet, werdet ihr empfangen, wenn ihr glaubt. (Mt 21,19-22)

Martine, wenn du nichts mehr hinzuzufügen hast, glaube ich, sollten wir Amen sagen und beten.

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Cher Jürgen, non pas nous devrions, mais simplement : nous pouvons seulement dire Amen et prier.

Amen.